BLOG

Les contes et l’hypnose 

Une manière de comprendre cette approche serait de concevoir que notre personnalité, notre individualité est formée par les expériences de notre existence. Elles ont été parfois douloureuses et ont peut-être fait l’objet de beaucoup de résistances. 

Pour les contourner, je m’inspire de contes qui constituent une boîte à outils à l’immense portée thérapeutique. Je les propose parfois à mes patients sous forme d’hypnose.

Les vertus thérapeutiques du conte se trouvent dans le fait que, le patient trouve ses propres solutions en méditant sur ce que l’histoire donne à entendre de lui-même et de ses conflits internes à un moment précis de sa vie.

Mais à l’âge adulte, on pense qu’il n’y a pas grand intérêt à relire les contes. Quel dommage !

Pourtant, qu’ils soient lus ou relus aux différentes étapes de la vie, nous n’y trouverons pas les mêmes interprétations car notre expérience aura changé mais les contes constitueront toujours une base pour traverser la vie. Albert Einstein, grand physicien, écrivait que « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, lisez des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient encore plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fées ». Il semble que cette citation illustre efficacement la richesse que représente le conte en permettant de mieux apprendre à vivre avec la réalité qui nous entoure. 

Le saviez-vous ? Si le conte a longtemps été utilisé lors de veillées populaires durant laquelle une personne racontait un conte au coin du feu, c’est à l’époque de Louis XIV qu’il intègre la cour et prend une place importante auprès de la noblesse.  Ce n'est qu’à la fin du XVIIème siècle que de nombreux recueils seront publiés et, seront destinés aux adultes.

Quelle est la particularité du conte ? C’est un récit où les personnages sont stéréotypés (le prince charmant, la marâtre par exemple) pourvus de pouvoirs extraordinaires et entourés d’objets magiques. N’est-ce pas ce que l’on retrouve, aujourd’hui, dans certains jeux vidéo pour petits et grands ? 

Dans le conte, l’univers est indéterminé ; les temps et lieux ne sont pas indiqués, ce qui permet aux lecteurs de s’identifier facilement aux personnages rencontrés. Il permet de reconnaître, à travers les récits, les conflits de la vie intérieure et éclaire ainsi les problèmes psychologiques de la vie. Bruno Bettelheim, psychiatre et psychanalyste accordait une importance à la richesse des contes et disait que « Les contes, à la différence de toute autre forme de littérature, dirigent l’enfant vers la découverte de son identité et de sa vocation et lui montrent aussi par quelles expériences il doit passer pour développer davantage son caractère »[1].

C’est donc en toute conscience, que j’utilise parfois des contes où que je les aménage.  Je les construis selon une structure thérapeutique car ils sont adaptés à l’histoire de vie, à la personnalité et aux difficultés du patient.

Ce qui me pousse à employer un conte, ou même une fable plutôt que de confronter une personne à l’objet de son problème, est que cette dernière solution peut engendrer un nouveau blocage. Le conte est un procédé de détournement d’attention qui se doit être très subtil afin que le message que je souhaite délivrer ne soit pas intercepté par la rationalité du patient et mis de côté. Il faut alors, au préalable, identifier l’obstacle à surmonter puis le transposer sous la forme d’un conte métaphorique dans lequel le patient pourra interpréter, comme il le souhaite, les indications que je donne à son inconscient. Il pourra les adapter selon ses convictions, ses valeurs et personnaliser ainsi mon message. 

Quelques idées de contes selon les thèmes :

Les Trois Langages : ce conte se lit comme s’il avait été écrit pour l’adolescent d’aujourd’hui à propos de ses conflits avec ses parents, ou à propos de l’incapacité des parents à comprendre ce qui motivent leurs adolescents.

Les Trois Plumes : dans ce conte, le héros, bien qu’il soit considéré comme un idiot, remporte la victoire parce qu’il s’appuie sur son inconscient. Le conte montre que ses rivaux restent fixés à la surface des choses et font figure de piètres perdants.

Cendrillon : Conte bâti sur des angoisses et des espoirs autour de la 

rivalité fraternelle lorsque l’enfant se sent désespérément sous-classé par ses frères et sœurs.

Et il y en a bien d’autres.

On peut également utiliser des fables telles que. …

Jean de La Fontaine bien sûr : le Corbeau et le Renard 

« Mon bon Monsieur, 

Apprenez que tout flatteur 

Vit aux dépens de celui qui l’écoute »

« La Poule aux Œufs d’Or » :

Sur la patience et ses vertus 

#psychologie #hypnose #hypnosericksonnienne #mieuxetre #contes #therapie #contesmetaphoriques #souffrances #therapie #paris #paris9 #paris9eme


[1] Psychanalyse des contes de fées – Bruno Bettelheim. Ed Pluriel

[DISPLAY_ULTIMATE_SOCIAL_ICONS]

Verified by MonsterInsights